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 Pas si seul qu'on pourrait le croire [Pv : Le travelo et ses armes ]

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MessageSujet: Pas si seul qu'on pourrait le croire [Pv : Le travelo et ses armes ]   Sam 16 Jan - 16:12

Il faisait jour, et pas qu'un peu. Le ciel était bien dégagé, tout semblait aller dans le sens d'une journée sublime ! Dans ce village, on aurait même pu se croire bien et en sécurité, il était plutôt en bon état, et les gens ne dérangeaient aucunement...Pour cause, il n'y avait personne dans ce bled ! Tout était à l'abandon, laissé la, endormi. Cette ville fantôme ne portait pourtant pas si bien que ça son nom, vu qu'il n'y avait aucuns revenants...Cet abus de langage avait d'ailleurs déçu le jeune kishin qui espérait mieux, mais bon, il ne fallait tout de même pas exagérer non ? Des fantômes...Il pensait bien que ça n'existait pas de toute façon. Cela faisait déjà une semaine qu'il était la et il n'avait aperçu aucun danger potentiel, il y avait bien quelques monstres, bêtes sauvages et diverses créatures ou personnes qui parcouraient la ville et ses alentours, pour ces derniers, c'était les âmes humaines qui attiraient...Mais malheureusement, il n'y en avait plus ici, ils étaient vraiment mal renseignés ! Adonis avait élu domicile dans la vieille église, vide du village, le toit était totalement défoncé et la charpente en mauvais état, mais peu importait...Oh, excusez moi, j'avais dit "plutôt en bon état", comprenez bien, je parle en comparant cela à ce qu'avait vu le démon auparavant, durant sa vie, il avait vu bien pire. Dans cette fameuse "maison de Dieu", le borgne espérait ne voir personne avant un bon moment, et encore moins de personnes hostiles, il faut dire, depuis qu'il était la, il s'était fait attaquer deux trois fois par des chercheurs d'âmes humaines qui n'avaient pu reconnaitre son statut à cause du pendentif de sa génitrice. Lui même ignorait ce pouvoir, il n'avait jamais pensé que depuis qu'il le portait, il était devenu plus saint d'esprit, il n'avait pas remarqué le changement. Pourtant, ce n'était pas comme si il était indiscernable, auparavant, quand il avait changé de condition, il avait du mal à contrôler ses pulsions, il s'énervait pour un rien avant de se mettre à rigoler comme un dément, sans aucune raison apparente. Seul l'entretien avec sa mère l'avait laissé plus ou moins comme avant, quand il était encore normal. Si tout cela était si radical, si il avait retrouvé une certaine stabilité, vous me demanderez : Mais, mon grand brun ténébreux, comment se fait-il que lui même n'ait pas remarqué la différence ? Il est pourtant par définition le plus proche de lui même non ?

A cela mes enfants, que répondre ? Juste quelque chose de simple, il n'est réellement pas aisé de se rendre compte de ses propres modifications, aussi bien physiques que mentales, alors que pour repérer ça chez le voisin...Ah ! La oui ! C'est une autre histoire ! Tellement plus simple va...Enfin bon, revenons à notre récit voulez vous ? Il était donc la, sur un banc de l'église, il se nourrissait d'âmes de passants et de bêtes sauvages, qui, pour la plupart avaient l'agréable particularité de ne pas disparaitre pour laisser place à cette étrange (mais délicieuse) forme sphérique et bleutée flottante. La viande était donc comestible, même si ce n'était pas le meilleur dans un être vivant en fin de compte, ce qui l'avait transformé en monstre était incroyablement plus gouttu, quoi qu'en dise les autres...Il avait même ses propres recettes...Enfin bon, on s'égare, on s'égare. Le regard de l'homme au cheveux gris se balada un peu partout sur la pièce, il avait son sabre accroché et bien sur ses gardes, d'autant qu'un bruit venait de le déranger, il n'en était que plus suspicieux. Des bruits de pas résonnèrent à l'extérieur, ainsi que quelques rires macabres, par-ci par-la. Il déposa sa main sur le manche de son arme, bien décidé à s'en servir si besoin était, la tension était palpable et il accentua la densité de son âme, afin qu'elle soit presque perceptible, il faisait toujours ça inconsciemment quand il s'apprêtait à combattre ou qu'il se sentait agressé. Bien sûr, la, en raison du pendentif (qui le rendait tout de même imperceptible, c'était LE bon point), la puissance et la grandeur de son âme était amoindrie, il n'avait pas toute la puissance de sa folie et ne pouvait pas l'exploiter comme il le voulait. Il n'avait jamais comprit pourquoi son pouvoir avait été affaiblit, mais il s'en fichait, il pouvait aussi bien se défendre comme cela.

Tout d'un coup, les bruits cessèrent, à travers les hauts vitraux de l'église, il ne discernait aucune espèce de formes pouvant appartenir à quelque chose de vivant...Il se relâchait légèrement, sa main commençait à glisser du manche. Il poussa un petit soupire, fermant les yeux, il exécuta une rotation sur lui même, lentement, dégainant son sabre. Derrière lui (lieu vers lequel il se tournait désormais), une vitre se fracassa, laissant entrer un hurluberlu habillé de cuir noir, une arme à feu en main. Il n'eut pas le temps de dire grand chose, pour cause, il se retrouva tranché en deux sans rien comprendre, visiblement très étonné, il n'en croyait pas ses yeux. Du côté d'Adonis, immédiatement après avoir tranché dans le vif, il exécuta un geste sec et rapide de la main afin d'envoyer valser le sang qui reposait un instant avant sur la lame. Celui qu'il avait assassiné avait disparu, laissant place à une âme rouge, recouverte d'une sorte de croute marron-noire, un embryon de démon...Ainsi donc, lui aussi l'avait prit pour un humain...Alala, le pauvre fou. Mais il n'était pas seul, le kishin le savait, il fallait s'attendre à une autre attaque dans la minute suivante. Déjà, celui la n'avait pas été discret, il avait tapé deux fois sur le vitrail avant de le briser, ainsi, il avait été facile à repérer. Au lieu d'une autre attaque en traitre, il entendit une voix de femme provenant de derrière une vitre, l'air inquiète.

-Heu...Gomorre...Tu l'as eu ? Hein ? On entend rien...

Il localisa promptement la voix, il maitrisait plutôt bien ses cinq sens, en même temps, c'était logique, il devait perpétuellement lutter pour survivre, sans ça, il serait déjà six pieds sous terre, sans aucun doute possible. Il se décida de la possible zone de doute (il ne pouvait tout de même pas deviner au millimètre près l'emplacement), condensa son âme sur la lame comme il savait si bien le faire (il avait répété ce mouvement tellement de fois qu'il pouvait le faire sans y penser), avant de dire, très calmement et assez bas.

-Sex pistols.

Il opta pour le modèle "coup de vent", une longue lame à laquelle il donna une taille d'un mètre trente (plus elle était longue, moins elle était puissante, même si à sa taille maximale, trois mètres, elle restait mortelle sur certains cas) avant de la lancer, tranchant de le vide à l'horizontale, en direction de celle qui avait parlé.

-Tu fous quoi Gom...

La, il avait clairement entendu une autre voix, une d'homme cette fois ci, assez grave et désagréable, même si elle devait appartenir à une jeune, au vu du langage. Dommage pour lui, il venait de se faire faucher avec son amie par l'attaque, sans espoir de revoir un jour le soleil. Il prit la direction de l'extérieur, passant par la grande fissure qu'avait créée son attaque. En face de lui se tenait deux âmes différentes, une bleutée, seulement un poil rouge, l'autre était un peu plus foncée que celle de celui qu'il avait abattu un instant avant. Mauvais pour lui...Autant d'embryons au même endroit, ça voulait dire intervention de Shibusen pour sécuriser tout ça, afin d'éviter des transformations...Il n'avait aucun moyen de savoir quand ils arriveraient, peut-être dans un mois, peut-être dans une semaine ou encore dans une minute, en tout cas, pour le moment, il n'avait aucune raison de s'inquiéter. Grâce au médaillon, il ne risquait pas qu'on le découvre...Du moins, ce devait être le cas, mais comme il l'ignorait...Sa réaction resterait aléatoire, en fonction de sa première impression.


Dernière édition par Adonis J. Redwood le Mar 19 Jan - 18:15, édité 1 fois
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Siolith
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MessageSujet: Re: Pas si seul qu'on pourrait le croire [Pv : Le travelo et ses armes ]   Dim 17 Jan - 4:56

De son plein gré, Siolith avait décidé de quitter Death City accompagnée des ses deux partenaires pour explorer le monde environnant. Une ville à l’état de ruines s’était profilée à l’horizon et c’est dans cette atmosphère de lourdeur et de vide qui avait été son quotidien qu’elle entra. Seuls quelques corbeaux traînaient ci et là, à la recherche d’un quelconque festin qui ne viendrait sûrement jamais. Bêtes annonciatrices de mort pour certains, elle les considérait comme cette vieille légende qui racontait qu’ils contenaient l’âme des morts et les aidaient à passer dans l’au-delà grâce à leurs ailes robustes. Les corbeaux avaient une incroyable durée de vie pour de tels oiseaux. Au vu de leur constitution et de leur corpulence, il est d’avis que ces oiseaux ne devaient pas excéder une durée de vie de cinq à douze, et malgré cela, envers et contre tout, ils étaient de ceux qui bravaient toutes les théories avec succès. Soixante, c’était le nombre d’années que certains de leur espèce atteignait. Quelque chose d’anormal ? Ils étaient comme elle, comme des ombres, jamais compris, pas forcément appréciés, mais ils avaient un rôle caché à jouer peut-être beaucoup plus important que celui qu’on pensait à première vue.
Les rues étaient totalement désertes, ce qui n’était guère étonnant au vu de la délabration générale. Elle sentait la présence de Marie et de sa sœur Lou à ses côtés. Les deux filles avaient leur tempérament, mais malgré tout elles l’avaient suivie. Peut-être étais-ce de la curiosité, ou encore étais-ce déjà un acquis de conscience d’armes prêtes à défendre leur manieuse puisqu’elle leur avait clairement dit qu’elle se rendait à l’extérieur de la cité de la mort. Ou elle se trompait totalement. Après tout, elle ne prétendait pas lire les pensées des gens. Pouvoir parler aux âmes était déjà assez déroutant en soi…
Au loin, on pouvait apercevoir un haut bâtiment. Le clocher silencieux bardé de tuiles rougeâtres rappelait le rôle de cette vieille église. En regardant de plus près, la cloche de bronze restait fidèle à son support, mais elle ne retentirait probablement plus jamais. Comme pour confirmer ses dires, des oiseaux –encore des corbeaux- s’envolèrent du creux de l’instrument.

*Déclic*

Siolith s’arrêta sans prévenir, comme soudainement captivée par quelque chose dans les nuages. La tête relevée, les yeux fermés, elle avait eu la sensation désagréable que quelque chose de mauvais était proche. Ses yeux se rouvrirent, toujours aussi bleus et calmes. Son chemin continuait tout droit et l’église était dans la rue à gauche. Un tel changement de direction impliquait qu’il faudrait s’enfoncer dans la ville et elle avait souvent entendu dire des professeurs que même si aux bords, la ville abandonnée était calme, il était monnaie courante de faire des rencontres étranges en son sein. Sans tenir compte d’une éventuelle remarque provenant de ses armes, elle dérouta donc de sa trajectoire initiale et amorça une approche du lieu de culte.
Au fur et à mesure de ses pas, la structure se fit plus nette et Siolith constata qu’en certains endroits, on pouvait voir les entrailles vides, tel une carcasse de baleine, les os blanchis par le soleil.


"Quelque chose va se passer par ici. Suivez-moi. "

Le ton était clair, sans être dur, une sorte de neutralité et de froideur qui pouvait mettre mal à l’aise quiconque n’avait pas l’habitude, mais vu la nature de leur relation, elles passaient pas mal de temps ensemble. Trois, non, quatre âmes étaient à proximité. Avant même qu’elle ait pu les distinguer clairement, trois d’entre elles s’arrêtèrent brusquement, puis la quatrième bougea à l’intérieur de l’église, et enfin, plus rien. Un bruit de verre cassé lui fit dresser l’oreille et un petit nuage de fumée attira son regard ; elles n’étaient pas seules.

"Tenez-vous prêtes, je ne veux pas être prise par surprise”

S’approchant doucement d’un mur effondré, elle entrevit une tâche rouge contre les briques en face. Du sang. Plusieurs âmes dont la couleur variait flottaient paresseusement au-dessus du sol. Au milieu du carnage se tenait un jeune homme. Un combat avait clairement eu lieu, et le vainqueur était celui qui était devant elle. Posant la main sur une paroi pour éviter de glisser sur les pierres, elle rencontra une aspérité et sa main tapa dans une pierre à moitié détachée, ce qui eut pour effet de finir le travail. Le bruit mat ne pouvait passer inaperçu et Siolith décida de se montrer entraînant Marie et Lou dans ses problèmes.
Elle montra les âmes en fixant son interlocuteur armé. Prudence est mère de sureté.


"Qu’attends-tu ? Prend leurs âmes !
A moins que tu ne sois pas de la Shibusen… Dans ce cas, je vais être dans l’obligation de les prendre et de les ramener à Shinigami-sama pour les libérer de leur contrainte".
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MessageSujet: Re: Pas si seul qu'on pourrait le croire [Pv : Le travelo et ses armes ]   Dim 17 Jan - 13:16

La fainéantise est un vilain défaut, très vilain même. Marie l'avait remarqué, puisqu'elle en avait un parfait exemple devant elle, sous ses yeux. Elle avait beau secoué, braillé, frapper, la Belle au bois dormant persistait à rester dans les bras de Morphée. Il était évident qu'en réalité, tout cela n'était qu'une mascarade préparée des jours à l'avance afin d'éviter de sortir par cette chaleur, et qu'elle avait beau s'agiter, sa sœur garderait les paupières closes. Bien que celle ci, aussi imprudente qu'ignorante, entreprit d'ouvrir légèrement l'œil droite afin d'analyser la situation, mais le referma presque aussitôt lorsqu'elle croisa le regard mauvais de Marie. Sertes, c'était stupide de simuler le sommeil alors qu'elle avait clairement montré qu'elle était parfaitement réveillée, mais elle savait que sa frangine comptait l'emmener dans la bibliothèque de Shibusen. Enfermer dans une pièce poussiéreuse, avec des ouvrages tout aussi poussiéreux et dans une atmosphère étouffante, c'était pas trop son fort et elle préférait subir milles fois le courroux de sa jumelle plutôt que de s'y aventurer. Marie en avait conscience, d'ailleurs, Lou faisait son petit cinéma chaque fois qu'elle préparait une expédition parmi les livres, néanmoins, aujourd'hui était un jour plutôt spécial, et c'était une tout autre aventure qui les attendait. Elle posa donc son genoux sur le lit, se pencha au dessus de Lou, appuya ses deux mains de chaque côté de son jolie visage endormie, et murmura à son oreille quelques paroles inintelligibles. Ce qui eut l'effet escompté. Elle ouvrit immédiatement les yeux, et lança un regard en biais à sa frangine, qui possédait cette petite lueur amusée sur le visage qu'elle appréciait tant. Elle entreprit donc de s'habiller le plus rapidement possible, en prenant soin de choisir des vêtement pratique pour une excursion dans ... la ville fantôme par exemple. En quelques minutes, celle ci fut complètement habillée, réveillée et engloutissait à présent son déjeuner à une allure hallucinante.

Et ce fut avec son accord, pour une fois, qu'elles traversèrent les rues de la ville en compagnie de Siolith, leur manieuse. Elle avait beau paraître étrange voir effrayante, la nature de leur relation faisait qu'elles n'avaient aucunement rien à craindre de cette fille étant donné qu'elles avaient passés un certain temps avec elle et que Marie et Lou c'étaient finalement habituées au comportement de leur partenaire. Bien que celui ci pouvait parfois être déroutant. Ce fut tout même avec une entière confiance qu'elles l'accompagnèrent dans cette ville déserte, lourde et angoissante. Marie voyait parfaitement qu'il n'y avait pas âmes qui vivent dans ces lieux à par elles et quelques corbeaux mais Lou, qui montrait un certain don depuis quelque temps, percevait quatre autres personnes aux alentours, bien que trop stupide pour songer un seul instant à avertir les autres. Pour les deux frangines, tout cela n'était qu'un jeux, un jeux excitant et dangereux auquel elles prenaient un malin plaisir à participer. Siolith était leur principale pion, surement incontrôlable et indépendant mais, un jouet tout de même. Sertes, elles l'avaient accompagnés parce que c'étaient aussi leur devoir de la protéger, elles étaient encore trop enfermées sur elles même pour la considérer comme une amie, une personne importante pour elle. Et cela, depuis que Marie avait juger bon de ne faire confiance à personne en particulier, de répéter sans cesse que si elles ressentaient quelque chose pour quelqu'un, c'était simplement un bon divertissement et qu'elles ne voulaient pas le perdre de peur de s'ennuyer. Elles c'étaient donc habituées à considérer les autres comme de simples amusement. Siolith ne faisait donc pas exception à la règle, bien que leur vision d'elle finirait par changer tôt ou tard.

Lou était donc restée muette et sifflotait joyeusement en jetant des regards alentours curieux. La ville était austère et les rayons agressifs du soleil rendaient désagréable la traversée de la ville, ou plutôt le reste du village qui existait au autrefois. Elle reporta son attention sur les corbeaux, seuls maîtres des lieux dorénavant et ne perçut donc pas le changement de sa manieuse, continuant son chemin jusqu'à ce que la main de sa sœur l'agrippe et que celle ci la ramena vers eux. Elle laissa échapper un juron face à se revirement soudain, mais ne pipa mot. Elle avait seulement remarqué qu'elles se dirigeaient vers les quatre âmes et que, sans doute, Siolith les avait remarqué. Discrètement, elles se rapprochèrent du lieux du combat, puisqu'il ne restait à présent qu'une seule personne, ennemie ou pas. Marie se mit dos au mur, afin d'avoir un champ de vision plus large et de repérer d'éventuelles attaques, tandis que Lou se préparaient à se transformer en arme au moindre problème. La formation continua à progresser pour finalement se faire démasquer lorsqu'un des pan du mur s'écroula, dévoilant leur position. jugeant inutile de se terrer comme des lapins derrière leur misérable cachette, Siolith se mit à découvert, et avec courage s'adressa au survivant du massacre. Lou jeta un coup au trois âme qui flottaient, et s'arrêta sur leur jolie petite couleur rouge. Elle n'en avait jamais mangé, mais cela semblait tellement délicieux qu'elle ne put s'en décrocher. Se fut avec une voie pleine d'envie qu'elle s'adressa autant a l'inconnue qu'aux deux filles.

-On pourrait les manger. Après tout, si il n'en veut pas, on peut les prendre, les garder pour nous. Pas besoin d'embêter Shinigami-sama pour ça !
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MessageSujet: Re: Pas si seul qu'on pourrait le croire [Pv : Le travelo et ses armes ]   Mer 20 Jan - 9:33

Regardant ses victimes, scrutant la couleur sang de leur âme, il n'eut pas à réfléchir longtemps pour comprendre que c'était fini, cela avait été vite fait, mais pourquoi restait-il la, à les observer ? Peut-être espérait-il les voir reparaitre, se métamorphoser pour reprendre l'apparence qu'ils arboraient une poignée de secondes avant pour tenter de s'excuser, repartir sur des bonnes bases et les voir implorer une seconde chance. Mais non, il ne se passait rien. Rien du tout, ils restaient juste la, voletant de ci et de là, portées -presque imperceptiblement- par le vent, comme des oiseaux qui seraient trop bourrés ou encore qui auraient trop mangés pour prendre une bonne fois pour toute le chemin du ciel. Un groupe de trois oiseaux ronds, rouges, et obèses, qui ne savaient agiter leurs ailes. Voila ce qui lui venait à l'esprit. Qui avait dit, "tu es poussière, tu redeviendras poussière !" ? Il lui avait semblé l'avoir entendu quelque part, il y a longtemps. Ce gars, non seulement il était dans le faux, mais en plus, ce n'était surement rien d'autre qu'un sombre crétin ignare. Nous n'étions qu'une enveloppe de chair, un véhicule pour notre âme, et, quand sa protection se faisait trouer la peau et que les organes vitaux ne pouvaient plus assurer leur job, elle se désagrégeait, laissant notre âme nue, assaillie par le vent et tout ce qu'elle n'avait jamais connue. Nous redevenions une seule chose, non pas poussière, nous revenions au stade originel (en tout cas, selon Adonis), nous redevenions une âme, et la, deux possibilités, soit, on était bon, et on se faisait boulotter par le type mal intentionné qui vous avait assassiné, soit on était maléfique, et la, on se faisait bouffer par une arme...Juste une âme, de passage. Oui, ce mot passait son temps dans sa tête ses temps ci, il ne pouvait s'empêcher de le répéter. Âme, âme âme âme âme âme âme âme âme âme...Ça tournait, tournait, tournait et tournait encore dans sa tête, comme un mauvais disque que l'on aurait mit en boucle et qui jamais au grand jamais ne s'arrêterait. Il ne savait pas pourquoi cela le tiraillait autant, sans doute parce qu'il s'était transformé, il y a un an de ça, et que ses responsabilités lui revenaient en pleine figure, en tant que nouveau (et à sa connaissance, unique) kishin sur cette terre. Hum...Attendez voir ? Responsabilités ? Non, ce n'était pas tout à fait ça. Il n'avait pas de responsabilités, seul la vie et sa sœur. Sœur qu'il n'avait d'ailleurs pas vu depuis des lustres.

Pour lui, tout ça se caractérisait simplement. Pour rester en vie, il fallait être fort, mais pas seulement cela changeait en fonction de la situation. La, par exemple, il avait été rapide, et ça avait suffit. Peut-être que si le combat avait débuté, il aurait duré plus longtemps, mais non, il avait su prendre une initiative, il avait attaqué avant qu'on ne le sache encore en vie, il avait pris ses adversaires de court, il avait bien réussi son coup.Avant qu'un combat ne soit entamé, pour "gagner des points", il fallait avant tout être rapide, et la, il avait su l'être. De toute façon, quand on ne se battait pas encore officiellement, que la joute n'était pas annoncée et bel et bien démarrée, le plus rapide primait, c'était tout, et l'autre (ou les autres) allaient rejoindre le Très Haut...Enfin, soit disant, lui n'y croyait pas vraiment, mais il ne voulait pas non plus vérifier, déjà, voir ces espèces de sphères rougeâtres, laissées nues le dérangeait, alors que ce soit à lui que ça arrive...Non pas qu'il tenait à la vie, il s'en toutait même pas mal à vrai dire, juste qu'il n'imaginait pas ce qu'il serait "après", et cela le terrifiait, il avait peur de mourir, et pour ça, il lui fallait devenir fort, toujours plus fort, encore et toujours. Et puis, il y avait Eden, tout deux avaient toujours, ou presque, étés ensembles, il ne s'imaginait pas sans elle, et il espérait que ce soit réciproque. Cette trop longue séparation l'avait déjà déchiré, et il espérait pouvoir y mettre fin au plus vite. Bon, après, pour revenir à notre enseignement du parfait combattant, la vitesse ne suffisait pas toujours, car une fois que les protagonistes de l'affrontement étaient face à face, et qu'ils commençaient à s'échanger des coups, il fallait non seulement être rapide, mais puissant, intelligent, vif d'esprit, parfois sournois, et que sais-je encore. Lui, le démon, savait tout ça, et il essayait de le mettre en pratique autant que possible, même si il n'excellait pas en tout, il avait un niveau non négligeable. Il était plutôt rapide, sa puissance pouvait être destructrice, il n'avait pas de mal à faire des plans même en pleine guerre, il avait des réflexes et un esprit toujours sur le qui-vive, et la sournoiserie ne lui manquait pas non plus. Il avait d'autres qualités de combattant, et il comptait bien encore tout amélioré, pour la puissance, pour la vie, pour sa sœur, il fallait qu'il s'améliore, qu'il devienne ce qu'il aspirait d'être.

Il poussa un léger soupire, le sabre toujours en main, il avait un peu de sang au niveau de la joue et sur l'épaule, il sentait quelqu'un d'autre, à coup sûr, il y avait quelqu'un ici. Mais il ne bougeait pas, il attendait, simplement, ils (ou il) allaient venir, il en était sûr parce qu'ils venaient toujours...Il n'était jamais en paix. Il attendit encore un instant, rangeant son arme, gardant tout de même la paume de la main déposée sur le manche, afin d'être prêt à tout. Le borgne commençait à en avoir marre de toutes ces attaques incessantes, il commençait à en avoir marre qu'on s'en prenne à lui, toujours à lui, pourquoi toujours lui ? Il finit par entendre un bruit de pierre qui éclate contre le sol, l'église était vraiment en mauvais état...Il ne pourrait pas rester ici longtemps. Il entendit une voix, il n'y prêta pas vraiment attention bien qu'il eut comprit ce qu'elle demandait, avec ce bruit qui venait d'interrompre le silence, sa folie sembla reprendre un instant le pas sur la puissance du médaillon, son œil tiqua, et un sourire illumina un instant son visage, un sourire dément. Heureusement, il était dos à celle qui lui avait parlé, aussi, elle n'avait normalement rien remarqué. Il pivota, doucement, très doucement, comme si cette seule action était pour lui quelque chose qu'il se faut mériter, et quand il se retrouva de profil avec elles (car la voix qu'il avait entendu n'était en fait pas seule) ce fut sa tête qui acheva la travail, pivotant à son tour, à la même vitesse, pour enfin se retrouver en face à face. Elles étaient deux...Non, trois, et d'après ce qu'avait dit la petite aux cheveux gris, ils étaient de Shibusen. Il avait l'air calme, posé, pas le visage de quelqu'un qui en est à son premier meurtre.

-Leur contrainte ? Je me suis fait attaqué, les âmes de mes adversaires m'appartiennent...

Il avait dit ça à l'adresse de la première, et, lorsqu'il entendit l'autre parler, il la fixa dans les yeux, affichant un début de sourire. Pas le sourire de quelqu'un de sadique, non même pas. Le sourire d'un père, fier de la voie qu'emprunte ses enfants. Il dégaina sa lame à une vitesse folle, bien que seul son bras esquissa un geste, et planta le bout du sabre dans l'âme la plus proche, il se retourna, pour être totalement en face de ces inconnues, son sourire avait disparu et le bras qui tenait l'arme était tendu vers les shibuseniennes.

-Vous n'êtes donc pas la pour me traquer ? Prenez ceci, et je vous laisse la vie sauve, les autres, je compte les détruire, ici même. Laissez moi en paix...Je ne demande que ça.
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Siolith
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MessageSujet: Re: Pas si seul qu'on pourrait le croire [Pv : Le travelo et ses armes ]   Mer 20 Jan - 13:18

Siolith n’avait pas d’appréhension quant à ce genre de comportement, enfin, normalement… Elle avait hérité du charisme familial, et son visage restait de marbre tandis que l’individu présent se retournait progressivement, laissant plus penser à une sorte d’insecte pouvant tourner indépendamment sa tête de son corps qu’autre chose. La première chose qui lui vint à l’esprit fut : pas humain. Tous ceux de la Shibusen ne l’étaient pas vraiment, mais lui ne faisait pas partie de l’école. Il y avait une aura malfaisante qui planait dans l’air, comme une sorte de poche de gaz qui n’attendait que le moment où pénétreriez dedans pour vous prendre à la gorge et vous faire fondre les poumons. La source ne pouvait provenir que d’un endroit, et c’était d’ici, mais l’origine était quasi imperceptible, comme si quelque chose freinait la pulsion. Devant elle, une impression de déjà vu ; sa sœur… Ce regard un peu hagard et plein de félicité, comme si il venait de gagner au loto, mais n’en comprenait pas tous les aboutissants.
Son âme était brouillée, comme si son émission était captée et retenue. Elle soutint son regard et découvrit dans ses yeux quelque chose de peut-être encore plus horrible que la mort. Une sorte de douce folie s’empara d’elle, telle une corde qui s’enroule lentement autour de votre cou et resserre progressivement. Elle eut soudain à l’esprit un théorème intéressant que son père lui avait proposé ; plonge un grenouille dans l’eau bouillante et elle ressortira aussitôt en bondissant, mais met-la dans l’eau froide et fais chauffer peu à peu et tu la fera bouillir vivante sans même qu’elle ne s’en rende compte. Siolith détourna le regard et s’imposa sa propre volonté. Elle n’allait quand même pas finir en grenouille bouillie non ?

Elle fit signe à Marie et Lou de la suivre et elle s’approcha du jeune homme. Son âge ? Aucune idée. Il était plus vieux qu’elle sans être âgé. Ils étaient semblables sur certains points ; âge indéterminable, charisme mystérieux, voire effrayant. Mais la dissemblance était d’autant plus frappante ; il avait succombé à quelque chose qu’elle ne ferait jamais car elle-même y avait déjà mis fin pour quelqu’un. Cette douleur, cette âme... Elle n’avait jamais ressenti autant de peine que lorsqu’elle n’avait fait qu’un avec sa sœur. Elles étaient désormais à jamais réunies. Siolith l’avait fait pour cette peine, pour sa sœur, et ne se mentait pas en disant qu’elle l’avait fait aussi pour elle-même. Aucune nuance, aucun remord.

Les âmes flottantes avaient toujours et encore cette lueur rougeâtre si réconfortante, mais pourtant pleines de violence. Siolith continua, pas à pas, son approche de l’inconnu. Mètre après mètre, cette aura malfaisante se confirmait, et elle en était maintenant sûre de sa provenance.
Sans la moindre nuance d’appréhension elle posa la main sur la sphère rouge, la retira de la lame de l’individu et la fit disparaître dans un repli de sa robe.


[Ces âmes n’ont pas été demandées, elles reviennent donc à Shinigami-sama et à personne d’autre. Tu n’as pas à t’approprier des âmes qui ne t’ont pas été demandées si tu n’es pas de la Shibusen, et je n’ai pas à m’approprier d’âmes que je n’ai pas tuées. Je les ramènerai donc au Maître de la Shibusen.

Elle laissa le soin à ses armes de récupérer les deux autres qui flottaient derrière elle –sans les manger- et s’adressa à nouveau au jeune homme à l’œil bandé.

Je ne traque personne, toi encore moins. Les âmes ont toute leur contrainte pour s’être transformées en œuf de démon et seule leur mort peut les en libérer. Tu as bien fait en les libérant, mais un humain n’a pas le droit de s’approprier les âmes perverties ; seules les âmes démoniaques peuvent le faire et tu n’en as pas. Tout est question d’ordre et de droits. Ces âmes n’auront qu’une seule destination, et c’est celle du sanctuaire de Shinigami-sama.

La paix ? Que craignait-il ? Après tout, il leur avait donné les âmes de son plein gré, mais quelque chose la chiffonnait. Au-delà de la folie ambiante, un autre sentiment se traduisait dans ses paroles ; l’embarras ? La peur ? L’agaçement ? Aucune idée, mais toujours est-il qu’il cachait certaines choses. Elle ne voulait se faire planter un e épée dans le dos par abus de confiance et traîner dans ces lieux sans être de la Shibusen (et parfois même si on en faisait partie) était déjà sujet à des soupçons. De plus, ce qu’il dégageait…C’était comme si son âme avait été plongée dans de l’encre noire. Sa capacité à dialoguer avec ses sphères se mit en route quasi-instantanément. Il avait quelque chose, non, quelqu’un à protéger. Quelqu’un auquel il tenait comme elle avait tenu à sa sœur. Elle décida d’en avoir le cœur net :

Que fais-tu en ces lieux ? Et qu’aurait-tu à te reprocher ? Je n’ai rien dit, rien fait encore ? Serait-ce en rapport avec quelqu’un d’autre ? Cette personne à laquelle tu tiens ?

Elle s’était aventurée en terrain dangereux ; lire l’âme des gens pour leur dire leurs secrets n’était pas un don bienvenu, bien au contraire et même si elle ne pouvait lire les détails, l’âme lui montrait ou lui parlait, comme elle aimait le dire. Elle fit un signe discret à ses armes, au cas où la situation tournerait mal, et se décala légèrement sur la droite, de façon à pouvoir esquiver la lame s’il décidait soudainement que Siolith représentait une menace pour lui.
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MessageSujet: Re: Pas si seul qu'on pourrait le croire [Pv : Le travelo et ses armes ]   Sam 23 Jan - 14:27

Ça aurait très bien put être le plus beau jour de sa vie, l'apothéose, le nirvana, le septième ciel ! Non, n'exagérons rien, elle aurait tout simplement put manger sa toute, toute première âme, voir ce que cela procurait, le goût que ça avait et la sensation que cela offrait lorsqu'on l'avalait tout rond. Oh oui, plus que tout au monde, elle en avait désiré, plus que le chocolat même et pourtant, il était bien connue que Lou était réputée pour être une grande gourmande. Oui, la gastronomie est une chose importante, indispensable et vitale. Après tout, il fallait vivre pour manger, et non manger pour vivre. Heu, non, le contraire plutôt, enfin, logiquement, mais pour elle, c'était plutôt rester en vie pour pouvoir goûter à toutes les bonnes choses qui existaient sur terre. Et alléluia l'ingénieux inventeur de la nourriture chocolatée, sucrée, salée, pimentée bref, tout ce qui était mangeable dans la mesure du possible. Oui, de ce côté là, c'était sans doute la moins chiante, parce qu'elle testait toujours tout, et les légumes ne faisait pas partie de sa liste noire, quand à Marie, c'était une toute autre histoire .... Et loin d'être une histoire d'amour entre elle et la bouffe, au grand désespoir de sa sœur. Celle ci avait d'ailleurs, posée la main sur Lou, l'invitant à rester sur place et non à s'approcher un peu plus du garçon, étrange et angoissant. Mais, la petite blondinette ne comprenait pas vraiment pourquoi tant de méfiance envers un type aussi chic qui acceptait bien gentiment de leur offrir une bonne et grosse âme rouge cramoisie sans raison particulière. Il avait beau paraître étrange, et quelque peu angoissant en raison du bandeau qui masquait son oeil et qui le rendait plus que mystérieux sertes, mais, il ne sembait pas vouloir s'attaquer à eux, il semblait d'ailleurs éviter les problèmes. Compréhensif et tout simplement banal. En réponse au sourire qu'il avait affiché quelques minutes auparavant, sourire qui aurait parrut légèrement bizarre à n'importe qui d'autre, elle fit de grand geste avec son bras et dévoila un énorme sourire sur son visage, sourire qui se voulait le plus chaleureux possible. Sa façon à elle de dire, soyons ami mon pote !

Oui, heureusement qu'elle était un tant soi peu agréable et ouverte d'esprit, ce qui était loin d'être le cas de sa frangine adorée. Frangine adorée qui arborait une expression peu encourageante à entamer une discussion amicale avec l'inconnu. Inconu qui pour elle était loin d'être le gentil monsieur que sa soeur imaginait. Tout d'abord, Marie se demandait pourquoi une personne qui désirait tant la paix et la tranquilité se montrait dans ces lieux pourtant hostile et surement infecté de pré-démons et autres créatures - que les gens désiraient éviter le plus possible. Deuxièmement, elle se demandait pourquoi elle ressentait cette étrange sensation qui lui tiraillait le ventre et qui lui offrait des sueurs froides dans le dos. Elle ne pouvait peu être pas voir les âmes, ni les comprendres aussi bien qu'un manieur de haut niveau, cependant, c'était aussi évident qu'un nez au milieu du visage que ce type était louche. C'est pourquoi elle n'approuvait pas entièrement la décision de Siolith, qui manifestement ce contentait de prendre plus que ce qu'on lui offrait. Néanmoins, elle ne broncha pas et prit l'un des oeuf de kishin qu'elle tendait et récupéra celui de sa soeur, jugeant péférable de ne pas lui confier en découvrant son envie dévorante de la dévorer. Elle les cacha soigneusement dans une des poches amples de son manteau tout en se plaçant près de sa partenaire pour agir en cas de besoin.

Lou, elle, continuait à afficher son habituel sourire joyeux, jusqu'a ce que sa jumelle lui chipe l'âme sous son propre nez. Evidemment, elle ne comptait tout de même pas la manger sans l'autorisation mais, Siolith ne venait-elle pas de prendre sa part plus, un morceau de plus ? Ce n'était pas très équitable, puisque celle ci lui donnait un ordre mais n'obéissait pas à celui de l'inconnu. Bien entendu, c'était son devoir d'obéir à sa manieuse comme une gentille petite faux bien élévée, mais Blanche Neige - nom qui continuerait toujours de désigner leur nouvelle amie - devait elle aussi faire preuve de politesse. Ce fut donc en affichant un air boudeux qu'elle se plaçat à la droite de sa manieuse, tout comme sa frangine se mit à sa gauche. D'ailleurs, celle ci s'aventurait sur une pente glissante en s'interogeant sur son passé, passé que Marie avait toujours considéré comme secret et privée, dont personne n'avait le droit d'y entrer sans permission sauf si la personne décidait d'en parler de son propre chef. Hors, ce n'était pas le cas. Cependant, elle était prête à la défendre coûte que coûte même pour ses erreurs, comme celle qu'elle était justement entrain de faire, à son humble avis. Quand à ou, elle trouvait cela excessive, après tout, il avait très bien put tomber sur trois pré-démons et c'était défendu tout simplement. Pourquoi en faire tout une histoire ?

-Siolith, tu n'exagères pas un peu ? C'est pas très sympa de demander des choses personelle sans se présenter ! Moi c'est Lou, et ma soeur, celle qui me ressemble bien qu'elle soit légèrement plus coincée, c'est Marie !
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MessageSujet: Re: Pas si seul qu'on pourrait le croire [Pv : Le travelo et ses armes ]   Sam 23 Jan - 15:53

Pourquoi se rapprochait-elles de lui ? Pourquoi s'obstinait-elle, cette petite catin aux cheveux gris ? Gris...La même couleur que...Non, les siens, à cette shibusenienne, étaient bien plus blancs que ceux qu'il avait aperçu la dernière fois sur la tête de sa sœur jumelle. Elles avaient remarqué son aura...Surtout cette fameuse petite la, elle n'avait pas intérêt à s'approcher plus sinon...Mais elle s'approchait, encore, encore, encore et encore ! Elle ne tenait pas compte de ses avertissements (avertissements qu'il n'avait jamais vraiment donnés, il se contentait de le penser très fort et résultat, n'avait su faire la différence), et pourtant, il y avait mis du cœur ! Il ne paniquait pas, il restait la, simplement la, le bras tendu. Si elle essayait de prendre plus que ce qu'il donnait, il sentait qu'il ne le pourrait pas le laisser passer. Malgré toute sa prudence, malgré tout ça, la, en l'occurrence, il avait envie qu'elle se barre. Elle, et les deux potiches qui l'accompagnaient...Enfin, surtout l'autre taciturne la, celle qui souriait n'avait pas l'air mal intentionnée, peut-être même plutôt sympa...Si elle ne venait pas de cette fameuse institut. En fin de compte Il avait fini par le trouver. C'était surement ça, Il savait ce qu'il était devenu, et plus que tout, Il voulait sa mort. Lui, ce fameux "Il", c'était celui qui se cachait derrière ce masque, ce fameux Shinigami. Celui qu'il avait vu alors qu'il était encore étudiant, avec son espèce de sourire perpétuel (à cause de ce qu'il portait) et sa voix de crétin fini. À l'époque, il ne l'avait pas trouvé si désagréable, peut-être même sympathique, c'était avec le temps que cette image s'était forgée. Il n'était rien de plus qu'un hypocrite, sinon, pourquoi le traquait-il ? Il était peut-être devenu kishin, mais il n'avait pas mangé d'âme depuis si longtemps...Une âme pure, bleutée à souhait...Bref, il s'était calmé, même si il le regrettait, il préférait demeurer discret pour le moment, et le meurtre n'était pas forcément le meilleur moyen d'y parvenir...Alors, il se disait que peut-être il allait manger ces âmes la, que personne ne lui reprocherait d'avoir prit (du moins, c'était ce qu'il pensait). Oui, ce n'était peut-être pas aussi bon que de sentir le désespoir et la peur sur le bout de sa langue, ce n'était peut-être pas aussi délicat que la souffrance, mais au moins, il serait tranquille...C'était en tout cas ce qu'il s'était mit à penser, et la, cette...Pouffiasse lui prouvait le contraire ! Même en étant passablement bon, on trouvait un moyen de lui en vouloir...Alors il recommencerait à tuer, alors il se nourrirait de nouveau d'âmes pures, tant pis pour leur soi-disant loi !

-Le mérite ne te reviens pas...Pourquoi t'obstines-tu ?

Son ton était calme, il savait qu'elle ne s'arrêterait pas à ça...Elle le poignarderait dans le dos, dès qu'il relâcherait son attention, comme n'importe quel chien de Shibusen ! Ce nom le rendait fou ! Foutu institution ! Non non...Il fallait qu'il se calme, se calme...Il prit une profonde inspiration, il allait se calmer, la, logiquement, elle allait s'en aller...Mais non, elle venait de demander aux deux autres de récupérer les deux autres sphères flottantes ! La...Salope ! Ses paupières tiquèrent en voyant ce qu'elle avait demandé aux autres pucelles. Le mit humain aussi l'irrita.

-Je vous ai donné le droit à prendre une âme...Pourquoi trois ?

Il poussa un léger soupire, déployant sa longueur d'onde, dans le rayon de ses possibilités...Soit, cinquante mètres. Une sorte de longue ligne, presque imperceptible, se mit en tête de couvrir la zone, dessinant le périmètre d'un cercle invisible. Toutefois, la pression s'était légèrement amplifiée, ils étaient tous plus ou moins présents "dans" son âme, même si ce n'était pas sa réelle taille. Aucune réelle animosité dans ce qu'il venait de déployer, juste de la peur...Non, de la méfiance. Il se sentait tout proche de l'explosion lorsqu'elle commença à lui parler de sa sœur (sans le savoir visiblement), comment cette petite garce se permettait-elle de lire en lui ? Il n'était pas un livre bon sang de bonsoir ! Il ne laissa rien paraitre, mais s'apprêtait à la trancher, lorsque la petite joyeuse, qui se présentait sous le patronyme de Lou (quel nom bizarre...) .

-Adonis James Redwood...Je suis...

La suite de sa phrase se bloqua un instant, il savait ce qu'il allait dire, et tout lui revint. L'affront qu'elle avait osé faire de prendre les trois âmes au lieu d'une seule, sa façon de lui parler, les questions posées, et surtout...Cette maudite appartenance à Shibusen et cette envie de le tuer (qu'il semblait déceler...Simple paranoïa à ce moment la, la folie semblait reprendre le dessus, malgré le collier...Il n'était plus maitre de lui même). Il déploya immédiatement ses illusions, le cercle était déjà installé depuis longtemps, ce n'était donc qu'une formalité. Il murmura le nom de son attaque à voix basse, tandis qu'une bonne vingtaine de réplique de lui même apparaissaient ça et la, en même temps que des copies des trois idiots qu'il avait tué. Rapidement, en espérant qu'elles n'aient pas le temps de réagir, il sauta entre la petite catin aux cheveux blancs et la dénommé "Marie", l'autre, Lou, il ne voulait pas y toucher pour le moment...Dans son saut, il exécuta un grand écart, frappant de toutes ses forces, en même temps qu'il dégainait son arme pour trancher celle qui semblait être la manieuse, logiquement, il avait eut le temps, mais n'avait pas pu vérifier. Toujours dans les airs, il attendait, déposant ses pieds au sol, il commença à faire tourner ses répliques, les faisant passer au travers de son corps, il se mit à courir avec, pour pouvoir passer inaperçu. Le combat était commencé, et elles allaient mourir...Sauf peut-être celle qu'il n'avait pas attaqué, si elle se tenait tranquille. Cependant, maintenant, il fallait qu'il pense à finir sa phrase. Il avait attaqué un peu soudainement et l'avait donc oublié. Il reprit donc, tandis que ses illusions semblaient répéter en cœur, provoquant un écho répercuté par les murs délabrés de l'église.

-...Un kishin !
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Siolith
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MessageSujet: Re: Pas si seul qu'on pourrait le croire [Pv : Le travelo et ses armes ]   Sam 23 Jan - 18:57

Elle pensait que tout aurait pu très bien se terminer, on s'echange quelques formalités et politesses, puis on se quitte en bons termes. Les yeux du jeune homme avaient prit une teinte qui la toucha au plus profond d'elle-même. Ces yeux chargés de menace, de haine et de tuerie n'étaient pas ceux d'un être humain ni d'un animal sauvage, non, il était bien pire. Il l'avait dit: un kishin! C'en était un, et un authentique! Pas un foutu pré-démon de bas étage qu'il venait de tuer. Une véritable mare de folie pure, voilà ce qu'elle ressentait, et encore selon elle, ce n'était pas sa vraie puissance. Son champ de vision s'emplit d'une trentaine de personnes, toutes aussi réelles les une que les autres. Un piège! Il avait attendu avec ses complices pour les piéger. Il savait donc depuis le début qu'elles étaient de Shibusen? Quelle poisse, et elle n'avait pas eu vraiment le temps s'entraîner avec Marie et Lou... Lou ! Elle la retenait elle aussi; qu'est-ce qui lui avait prit de donner leurs noms comme ça, à un inconnu, qui s'avérait désormais être une des choses les plus dangereuses sur Terre.
Pas le temps de réfléchir, que devait-elle faire? Première chose pour un manieur: ne jamais être séparé de son arme, et toujours ne faire qu'un avec elle pendant un combat. Les nouveaux venus se déplaçaient à une vitesse ahurissante vers eux et elle avait fait l'erreur à ne pas commettre: détourner le regard. Il avait disparu de sa vue; mais son aura était au-dessus. Elle leva là tête: trop tard, il était déjà dans son dos, entre les deux filles et elle. Mauvais ! Très mauvais tout ça! Un pied file droit vers elle, d'où venait-il? De lui forcément,mais comment faisait-il pour en placer un aussi bien dans sa position? Pas le temps de la réflexion! Ni de se baisser; elle tandis ses deux mains et ressenti le choc dans tout son corps. Rapide et fort le bougre, non que disait-elle, l'enfoiré ! Ses bras revinrent brusquement vers elle, mais le court laps de temps que dura le contact suffit à la plier. Ses deux pieds entamèrent la surface pierreuse du sol, laissant à jamais leur marque dans le dallage de l'église. Une lame! C'était donc ça qu'il ressortait dans son dos, au-dessus de son épaule?

Cette fois, le coup était bien mieux calculé, calculé pour la trancher en deux! Les yeux de Siolith perdirent leur teinte azur et elle fit monter sa longueur d'onde à toute vitesse. Ce coup déterminerait à qui était le plus rapide. La lame s'approcha d'elle tandis que ses deux mains condensaient la matière émergant de son âme. Le métal était froid comme son amie la mort, une morsure presque douce, mais fugace: le cercle de diffraction avait fait son apparition, crépitant comme un feux d'artifice, énorme de disque séparant la fille et le Kishin tel mur atteignant les trois mètres de diamètre. Le sol possédant une densité inférieure à celle de la condensation de la longueur d'onde, une marque y apparut, comme si une scie circulaire géante était tombée du ciel pour tailler à même la pierre.Le paysage défila brusquement devant les yeux de Siolith; le Kishin s'éloigna à une vitesse vertigineuse et son dos rencontra une matière solide qui cassa directement à son contact dans un nuage d'échardes et de pussière. Cinq, c'était le nombre de mètres qu'elle avait parcouru à cause de la projection. Le contact tardif entre l'arme et le cercle avait causé cet effet désagréable, mais avait eu le bénéfice de lui sauver la vie.
Des étoiles lui dansaient devant les yeux et pendant quelques secondes, elle eut l'impression que seule sa tête était encore présente et que le reste de son corps était paralysé. Elle voulu bouger les bras, mais en regardant, seuls quelques doigts répondaient à l'appel. Bordel de bordel ! Qu'est-ce qu'il lui avait foutu comme savate! C'était une patate venue d'un autre monde, que dis-je, d'une autre planète, d'un autre univers! Alors c'était ça le niveau Kishin? Merde alors! Elle n'avait même pas encore rencontré de pré-démon depuis son arrivée et elle tombait sur CA?! Il avait frappé comme une mule, enfin elle espérait parce que sinon, elle était mal s'il pouvait frapper encore plus fort.

La paralysie disparut tout aussi vite qu'elle était venue et une chaleur se diffusa dans son corps: tout revenait à la normale. Sans attendre, elle se releva, les bras ballants, le sang gouttant de l'une de ses mains. Elle y jeta un oeil: le contact avec le métal avait donc été réel. La coupure n'était pas profonde, tant mieux, mais elle avait senti l'onde de choc, ah ça oui ! A tout réfléchir, elle s'était déjà entraînée à faire son cercle de diffraction, et les fois où elle l'avait fait contre un objet solide, genre un mur, elle s'était retrouvée le cul par-dessus la tête, un peu plus loin. Ce n'était pas entièrement dû au coup, mais à sa vitesse de réaction. Il avait frappé avant qu'elle n'ait pu créer son mur, ce qui avait eu pour effet de créer son mur on peu trop tard et la projection qui en avait résulté résumait bien son erreur. Salopaaaaard ! pensa-t-elle alors qu'il arrivait droit sur lui. Si elle créait son cercle à temps, l'effet serait inversé, et c'est lui qui boufferait les termites des bancs de l'église!Elle abattit son poing dans le ventre en déployant un cercle de cinquante centimètres, mais ça clochait; Il s'empala sur l'attaque sans réagir, avec ce simple sourire mauvais en la regardant droit dans les yeux...Puis diparut progressivement! Aaaaaaaaah ! C'était quoi encore ce bordel ! Ce gars est un vrai monstre! Où était-il passé? Put...ain!
Une quinzaine, voire plus, de lui-même couraient dans tous les sens comme des poules sans tête! Sa mains bourdonnait encore après le coup qu'elle avait donné. Elle avait rencontré un truc solide , puis plus rien. Trop bizarre ce type! En même temps, super dangereux car elle ne sentait plus son âme, ou plutot, elle la sentait partout ! Il avait dû les projeter tous dedans et maintenant, le seul moyen d'en sortir, c'était de briser la technique... Une autre forme l'assaillit, pas celle du Kishin cette fois, mais d'un de ceux qu'il avait tué. Une nouvelle fois elle désintégra l'illusion en frappant dedans. Elle lui passa innocemment au travers avant de disparaître avec le même rictus. Elle eu la chair de poule en sentant la forme la traverser, mais rien d'autre. Son bras avait pourtant rencontré son estomac avant de disparaître... C'était donc vraiment des illusions; en tout cas, les autres gars qu'il avait tué auparavent ! Tout avait l'air pourtant si réel: ce contact, sa main qui s'enfonce sur l'épiderme...
Les illusions étaient peut-être innoffensives, mais rien ne les distinguaient du vrai, qui courait comme un lapin parmi ses faux doubles. Prenant appui sur une pierre, elle se projeta sur le premier qui passait et frappa dans les côtes, mais ce dernier s'évapora. Elle traversa l'illusion pendant qu'elle disparaissait; plus rien à faire de ces machins, il y avait plus important: sa promesse envers Marie et Lou. Certes elles ne se fréquentaient pas depuis longtemps, aussi, elles n'avaient quasiment rien partagées ensemble, et même si Siolith ne recherchait pas à se faire d'amis, rompre un promesse était une chose bien autrement plus grave et importante!


[HRP](la partie qui suit sera modifiable en focntion du prochain post de Marie & Lou et d'Adonis, on peut également me demander de la changer avant par mp s'il ne vous convient pas)[HRP]

Siolith se jeta en avant et si mit à courir avec l'énergie du désespoir, détruisant un passage un banc en deux, qui désintégra à son tour quelques illusions sur son passage. Elle ne faisait même plus attention si c'était une illusion qui était touchée ou si le vrai se trouvait dans le lot, elle frappa dans toutes celles qui passaient sur son chemin sans distinction, marchant impitoyablement vers ses armes. Marie...Lou... Se trouvant face à un nouveau Kishin, le vrai ou pas, elle se baissa de justesse pour éviter un impitoyable coup de sabre et sauta en prenant appui dessus pour décrire un magnifique saut retourné arrière. Ses cheveux suivirent le mouvement, tel un rideau d'un blan immaculé qui flottait dans une brise passagère. Elle tendit les mains, et avant même d'atterrir, cria:

"Marie ! Lou ! En faux, tout de suite!

Au moment où elle toucha le sol, Siolith n'était plus seule.
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MessageSujet: Re: Pas si seul qu'on pourrait le croire [Pv : Le travelo et ses armes ]   Sam 23 Jan - 23:57

Comme elle s'y était attendue, les choses dérapèrent rapidement, bien trop rapidement pour qu'elle comprenne ce qui venait de se passer. Marie avait à peine eu le temps de cligner des yeux qu'elle s'était retrouvée sur une pente bien plus abrupte qu'elle ne l'avait prédit. Elle était tombée sur un os, oui, c'était le cas de le dire et pas n'importe qu'elle os, un os de kishin. Et c'était bien la pire chose qu'on pouvait malheureusement souhaiter à quelqu'un. Les frangines n'avaient jamais eu à faire à un pré-démon, alors s'attaquer à un niveau beaucoup plus supérieur, c'était pas de la tarte mais quasiment du suicide. Mais là n'était pas le moment de se demander clairement ce qui venait de se passer, c'était d'agir le plus rapidement possible tout en réfléchissant à un plan défensive qui pourrait les sortir entières de cette attaque, et encore, si elles revenaient vivantes de cet affrontement c'était déjà un miracle. Oui, un miracle, parce qu'elles étaient prises au piège comme un lapin dans un troue, le chasseur attendant à la sortie. Elles étaient la proie, Adonis - c'est ainsi qu'il se nommait - était le chasseur, sauf que le lapin lui, pouvait rester caché dans son troue, alors que là, elles étaient prisonnières de sa longueur d'onde, de sa folie. Une folie qui pesait lourd sur les épaules de Marie. Elle se sentait oppresser et elle avait la désagréable impression d'étouffer, de suffoquer. Elle devait sortir de là, avec sa sœur et sa partenaire, mais pour cela, il fallait le battre ou du moins, le blesser suffisamment pour le semer et partir d'ici illico presto. Coûte que coûte elle devait sortir Lou de ce merdier, elle qui était bien trop innocente pour mourir alors qu'elle avait montré tellement de sympathie envers cet enfoiré qui n'hésiterai sans doute pas à la tuer sans aucun remords. D'ailleurs, celle ci avait encore moins pigée la situation et regardait d'un air hébété les personnes qui avaient surgis de nul part et qui à présent, les entouraient. Elle se mit à les compter, comme si c'était le plus important et découvrit ainsi qu'il y en avait une vingtaine et qu'elles se retrouvaient donc en infériorité et que s'il voulait belle et bien les éliminer, il n'aurait aucun de mal avec ses "frères". Elle les appelait frère, parce qu'elle trouvait qu'il se ressemblaient énormément, et qu'ils étaient sans doute jumeaux,comme elle et Marie, sauf qu'eux, ils étaient 20 et pas deux. Mais, il désirait seulement les impressionner, non ? Il n'était surement pas méchant !

Alors qu'elle se répétait sans cesse de ne pas paniquer, qu'il ne comptait pas s'en pendre à elles alors qu'elle venait d'engager la conversation que celui ci décidât justement d'entrer en action. Marie aussi vit qu'il bougeait, droit dans sa direction. Cependant, il était rapide et elle n'eut guère le temps d'éviter son pied qui fusait droit vers elle. Elle plaça rapidement ses bras en face de son visage et ressentit une douleur atroce dans ses avant bras, avant d'être éjecter et de percuter quelques mètres plus loin un des murs délabrés du village. De nouveau une douleur aigu, qui partait cette fois ci de son dos et qui se propageait dans tous le reste de son corps. Sa tête bourdonnait et une affreuse migraine l'assaillait mais au moins, elle put constater que sa sœur n'avait pour l'instant, subit aucun dommage. Cependant, Siolith était en bien mauvaise posture et elle avait besoin de ses armes et Marie tenta de la rejoindre bien qu'elle était complètement sonnée et que bizarrement, le sol tanguait sous ses pieds. Elle cracha quelques jurons, inaudibles dans la cohue du combat et se releva péniblement en maudissant son crâne qui envoyait des salves de douleurs dans chaque particules de son corps. Ses membres étaient endolories, ankylosés et la folie lui embrumait le cerveau. Cependant, ce qu'elle ignorait, c'était que celle d'Adonis était adoucit grâce à son médaillon et elle se disait qu'elle avait sans doute une chance de s'en sortir, puisqu'elle n'était que très peu touchée par sa longueur d'âme. Néanmoins, elle se sentait complètement inutile face à l'ampleur qu'avait prise la situation et regardait impuissante sa manieuse se battre contre les clones. Elle fut vite rejointe par Lou, mais elle l'incita à la suivre et c'est ainsi que toutes le deux se frayèrent un chemin jusqu'à leur partenaire. Marie dégageait le passage à coup de poings et de pieds qu'elle envoyai chaque fois qu'elle apercevait un double du Kishin. Malheureusement, elle ignorait qui était le vrai, et chaque fois que sa main ou son pied rencontrait le corps d'un des faux Adonis, elle avait l'impression de frapper contre un mur avant que ceux ci ne disparaissent en fumé. Lou essayait de faire de même, mais elle n'était pas vraiment douée pour les combats, elle n'était qu'une arme que se laissait guider par sa manieuse alors elle se contentait de faire de grands moulinets avec ses mains et grimaçait lorsqu'elle cognait un mur, ou autre chose, elle n'en savait trop rien.

Puis, devant elle, elle vit surgir un démon, qui ne ressemblait pas aux autres clones et elle se dit que comme il n'avait aucun point commun avec Adonis, elle pouvait le tuer et qu'ainsi, elle n'attaquerait pas vraiment le kishin. Ce n'était pas qu'elle avait peur de lui ou quoi que se soit d'autre c'était simplement qu'elle avait l'impression qu'il n'avait pas forcément un mauvais fond et qui s'il l'avait voulut, il l'aurait déjà attaqué alors qu'elle n'avait reçut aucun coup direct. C'était plutôt elle qui allait à leur rencontre. Bref, celui là, elle pouvait l'attaquer et elle remarqua qu'il y en avait en vérité que trois différents parmi le tas et pour se rendre utile, elle décida de les prendre pour adversaires. Malheureusement, le mieux à faire était de rejoindre Siolith et de se transformer, surtout que celle ci n'était plus très loin mais à vrai dire, Lou n'y avait pas pensé une seule seconde. Elle leva donc son poing, prête à frapper mais tout à coup, son bras se changea en lame de faux, et bien qu'elle fut surprise, elle eut l'intelligence d'en profiter pour attaquer l'ennemi bien qu'elle rencontra une légère résistance avant de traverser son corps aussi facilement que si c'était du beurre. Une fois finit avec celui là, elle entreprit donc de chercher le deuxième des yeux et s'éloigna inexorablement de sa manieuse. Marie n'avait pas remarqué l'absence de sa frangine, et lorsque Siolith se retrouva enfin à ses côtés, elle se transforma en faux et put voir sa sœur en prise avec l'un des pré-démon qu'avait tué Adonis. Elle avait retrouvé son bras et tentait de frapper avec ses faibles poings l'illusion, bien qu'il esquivait à chaque fois sans problème et qu'elle commençait à se sentir plus qu'inutile. Serte, il y avait beaucoup de clones qu'au départ, mais le kishin était toujours caché parmi eux et pouvait frapper à n'importe quel moment. Elle abandonna bien vite sont affrontement et alla se réfugier derrière un restant de mur et chercha du regard Marie et Sioltih qui se trouvaient à l'opposé. Prenant son courage à demain, elle rentra de nouveau sur le champs de batailles et évita du mieux qu'elle pouvait les doubles. Blondinette parmi ses tâches grises et floues qui défilaient à une vitesse folle, et se sentait impuissante et fatiguée. Elle se demandait bien pourquoi elle avait quitté son lit se matin et maudissait sa jumelle et sa partenaire de l'avoir emmené ici, droit vers la mort, ou plutôt vers leur mort. Elle n'était visiblement pas visé par l'ennemi, elle était comme invisible, inutile, considérée comme un grain de poussière loin d'être dangereux et c'était plus qu'irritant, néanmoins, celui lui donnait un léger avantage. Elle pouvait circuler librement parmi les autres.

Elle glissa entre le ennemis telle une souffle d'air entre les branches feuillues d'un chêne. Elle passait presque inaperçue mise à part peu être sa jolie chevelure dorée, seule couleur chatoyante parmi le gris terne et morne des Adonis. Son cœur battait tellement vite et tellement fort qu'il aurait été facile de l'entendre si il n'y avait pas eu tout ce brouhaha sur la place de l'église. Mais, ce n'était pas ça pour autant qui allait l'arrêter, elle devait se montrer perspicace en se frayant difficilement un passage Cependant, son pied rencontra un morceau de mur qui avait roulé jusqu'ici, perdit l'équilibre et chuta. Son épaule percuta quelque chose de dur, qui ne se dissipa pas et elle retomba lourdement sur le côté gauche. Elle se recroquevilla por éviter d'être éventuellement piétinée et se sentit soudain exténuée. Elle n'avait plus envie de se relever et courir vers sa moitié, elle avait peur et si elle restait ici sans rien faire, elle serait peu être épargnée. De plus, il lui avait sembler qu'elle avait percuté le vraie Adonis et si il était tout proche, il était préférable pour elle de rester couchée. La folie qui flottait dans l'air la poussait dangereusement à s'allier au plus fort, pour survivre, pour devenir puissante et être capable un jour de se défendre d'elle même mais, en même temps, elle était consciente que son esprit était attiré ailleurs et qu'elle devait lutter. Elle se redressa, ce qui lui semblait être quelque chose d'extrèmement compliqué et ne trouvait rien d'autre à faire qu'a crier tout en courant vers ses amies. Elle espérait de tout cœur que ses paroles auraient de l'effet, car même si elle n'avait pas participer à la discussion de Sioltih et du Kishin, elle avait tout de même entendue sa manieuse parler d'une personne et se disait que c'était surement cela qui l'avait mit en colère et que donc, elle pouvait tenter de le résonner, si toute fois il était possible de résonner un kishin.

-Arrête !!! Si tu continues, je vais devoir t'attaquer aussi, parce que si il y a quelqu'un d'important pour toi dans la vie, qui te pousses à vouloir rester en vie, tu dois comprendre que c'est la même chose pour moi. Ma sœur elle l'être le plus précieux à mes yeux et Siolith est tout aussi importante. Alors, même si je n'avais pas l'intention de me battre contre toi, tu m'y obliges.


Dernière édition par Marie & Lou le Dim 24 Jan - 19:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pas si seul qu'on pourrait le croire [Pv : Le travelo et ses armes ]   Dim 24 Jan - 15:20

Il ne comprenait pas...Il aurait juste voulu s'enfuir, mais non, elles ne comprenaient pas ça ! Elles restaient la, et se battaient contre lui. Il avait été surpris par l'espèce de protection qu'avait déployée la catin, mais ça n'avait pas eu un grand effet...Elle s'était juste retrouvé à pétaulshnock, mais au moins, elle avait éviter de se faire trancher sec. Tout comme l'autre la, celle que Lou avait présentée comme étant Marie. Il ne voulait pas lui faire du mal à elle...À Lou...Elle lui rappelait un peu sa mère de par son caractère qu'elle voulait plus ou moins protecteur - peut-être malgré elle - et par cette jovialité, prête à régler les conflits n'importe quand...Sa mère morte. Tuée, indirectement bien sûr, mais tuée tout de même par celui qui avait engagé Adonis dans le chemin du démon, en se laissant abattre. Il ne pouvait peut-être pas prévoir que sa progéniture envisageait de devenir un démon, non, pie que ça, il ne pouvait absolument pas le savoir, puisqu'avant de dévorer l'âme de son père, le jeune garçon n'envisageait pas cette voie, ni pour lui, ni pour personne. Il aurait surement engueulé et massacré quiconque voulait passer par cette obscure voie, et lui même avait fini par y succomber. Il n'en avait plus conscience qu'il avait toujours haïs ce genre de comportement, le meurtre de sang froid était un truc qu'il avait en horreur à l'époque, et pourtant, il n'avait jamais fait le rapprochement avec son propre comportement. Tout ça n'avait plus eu d'importance à partir d'un moment bien précis, sa première âme pure engloutie. Cette sensation dans la bouche, cette folie qui l'avait envahit, il s'était sentit bien, on ne peut plus bien. Cette impression de force, cette impression de soudaine puissance, d'invulnérabilité presque ! C'était mieux que la meilleure des drogue ! Il s'était sentit...Il s'était sentit...Comme un Dieu ! Mais un Dieu dont le rôle était de punir. Tout simplement, il fallait un certain équilibre entre le bien et le mal. Il avait lu ça un jour, quelque chose qui ressemblait à ça : "Le bien ne peut exister sans le mal, car sans le bien, il n'y a pas de mal, et sans le mal, il ne peut y avoir de bien". La raison d'une telle affirmation était simple à cerner, même pour un esprit atteint. Sans le mal, nous n'aurions pas d'échelle pour juger ce qui était "bon", et inversement. Ainsi donc, dans un certain sens, même son existence était noble, il n'était la que pour...Réguler la normalité des choses !

Il poussa un soupire en les voyant se battre lamentablement contre ses illusions, si ils continuaient comme ça, leur corps détruirait de lui même les nerfs et la chair du poing qui servait à frapper, sûr d'avoir tapé dans du réel, et la, ils auraient l'air fins ! Lui ne cherchait pas à attaquer, juste à chercher le moment adéquat pour porter une attaque finale, car il n'était plus question de fuir, si elles en réchappaient, elles le diraient à Shinigami...Et la, tout le monde se jetterait à se poursuite, il ne serait plus jamais tranquille, plus jamais avant sa mort...Ou avant celle du commanditaire de l'assassinat. En même temps qu'il songeait à ça, certaines de ses illusions (sous sa propre demande) se mirent à attaquer les cibles, les répliques n'étaient pas à but offensif, ainsi donc, elles cherchaient le timing parfait pour laisser libre court aux attaqués d'esquiver à la dernière minute, il ne vérifia pas vraiment le combat, mais de temps en temps, il faisait en sorte de repeupler sa petite armée, à mesure que ses doubles disparaissaient, cela ne lui coutait pas beaucoup de force, étant donné qu'ils n'avaient aucune espèce de consistance...Malgré tout, malgré tout, c'était une technique bien utile, elle lui permettait en même temps, de se procurer un bouclier à l'apparence fort peu habituelle, et en plus de cela, il pouvait guetter un angle mort pour déchiqueter sa cible au moment opportun. Avec le Burnout. Il ne maitrisait pas cette technique depuis bien longtemps, mais il parvenait déjà à l'utiliser en combat réel. Une seule fois par jour cependant, il ne savait pas pourquoi, mais bizarrement, quelque chose en lui lui intimait une pensée qu'il n'était pas sûr d'être erronée. Cette pensée était : "Tu peux faire mieux ! Dépasses toi bon sang !" . Cette chose qui lui trottait dans la tête avait raison, il savait que ce n'était pas son potentiel maximum, tout comme il savait que sa puissance était bloquée par "il ne savait trop quoi", sans pouvoir se l'expliquer...Avant, les pré-démons restaient humbles face à lui, ils le craignaient, maintenant, ils l'attaquaient en le prenant pour de la vermine humaine, quelqu'un tout à fait basique, ils ne donnaient pas l'air de s'en prendre à un supérieur...Pourtant, c'était ce qu'il était bon sang ! Alors pourquoi ? Qu'est-ce qui pouvait bien le bloquer ?

Il n'eut pas le temps d'y penser plus longtemps à vrai dire, un éclair venait cependant de lui traverser la tête, un éclair de génie, mais avant que son cerveau même ne se rende compte qu'il avait compris (en fait, il en n'était pas loin du résultat final, il pensait simplement que l'amour de sa mère l'empêchait de déployer toute sa puissance...C'était ça, à peu de choses près, mais ça, il y avait déjà pensé, et pourtant, ça ne passait pas ! ), alors qu'il pensait, qu'il avait l'impression d'être si près du but, il entendit une voix résonner dans l'église. C'était la petite trainée de Shibusen...Elle avait ordonné à ses armes de se transformer, quel ton autoritaire...Quelle façon crue et dure de s'exprimer avec ses compagnes d'arme, franchement, elle était peut-être tout aussi noire que lui dans sa façon d'être en fin de compte. Si elle pouvait être douce, il n'en avait pas eu la moindre preuve pendant la durée de cette courte entrevue. Rapidement, Marie s'était retrouvée plutôt éloignée, aux prises avec les embryons de démon rendus à la vie par illusion. Il se mit en tête de courir vers les deux autres, de les trancher un bon coup, bien net, pour en finir avec les seules qui gênaient, dans l'espoir de mettre fin à cet affrontement ridicule. Son sabre, qu'il avait au préalable rangé, ne remua pas, malgré sa course effrénée, lorsque son propriétaire déposa sa main sur le manche, le dégainant de quelques centimètres uniquement. Dans sa vitesse, et dans son obnubilation pour les deux teignes, il n'avait pas remarqué Lou qui se rapprochait, dans l'espoir de rejoindre ses amies, et buta violemment contre elle. Il esquissa un mouvement sur le côté, et sans comprendre pourquoi, déplaça un banc de l'église, sous la forme d'illusion, pour amortir sa chute. Il n'avait pu faire mieux, et même si l'atténuation ne serait que minime, c'était déjà ça. Pourquoi l'avait-il empêché de heurter le sol de plein fouet ? (Bon, ça n'allait rien changer ou presque, mais l'intention y était...) Peut-être justement parce qu'il avait l'impression de la connaitre auparavant, et qu'elle s'était montrée douce et compréhensive, même après son attaque.

Il la vit s'immobiliser la, il savait bien qu'elle était encore vivante, mais sans doute avait-elle peur...La tentative d'attaquer les deux autres avait disparue pour le moment, ne restait qu'une question. Mais au fait, qu'est-ce que je fais la ? Voila ce qu'il se demandait maintenant, il essayait de chasser la question, mais elle revenait à la charge, comme une âne trop bête pour comprendre qu'il ne sert plus à rien, après des années de bons et loyaux services, que maintenant, il est devenu trop vieux. En entendant la jeune fille (qui, entre temps, s'était relevée), tout les clones se stoppèrent, regardant l'original d'un œil interrogateur (c'était en fait le reflet de ses propres pensées, il ne savait plus quoi penser en ce moment précis...). Tous semblaient poser une nouvelle interrogation : On fait quoi ? Il ne savait pas, il ne savait plus, devait-il la tuer, même si elle avait été gentille jusqu'à la fin ? Même si elle avait peur, elle préférait éviter l'affrontement...C'était peut-être aussi parce qu'elle était sûre de perdre...Il n'en savait rien. Il la scruta un instant, se rapprochant pas à pas, le regard un peu perdu, tout doucement, sans vouloir être agressif. Comme elle l'avait dit tout à l'heure, l'autre ronchonne était sa sœur...et elle comptait autant à ses yeux qu'Eden à ceux d'Adonis. Tout comme la manieuse apparemment. Si il voulait les tuer, il devrait les tuer toutes les trois. Son œil tiqua une fois de plus, cette restriction de ses pouvoirs le dérangeait, comme quand on porte un habit trop serré sur soi, c'est désagréable, cela gêne vos mouvements et vous irrite. Il ressentait la même chose en ce moment même. Sans savoir pourquoi, il porta une main au médaillon de sa mère, pendant une fraction de millième de seconde (comme un flash en quelque sorte), un petit halo de lumière rougeâtre illumina sa main, c'était le contact, chose étrange si il en était une. Il poussa un soupire, remontant sa main, il s'était stoppé dans sa marche, il déposa ses doigts sur son front, puis, doucement, les passa dans ses cheveux. L'air un peu en colère. Sans exagération.

-Te comprendre ? Mais je te comprends...Mais je ne peux vous laisser partir, sinon, vous préviendrez Shinigami, et il me traquera...Sans fin, comme je le faisais avec ceux qui voulaient suivre ma voie...Avant...

Se dire ça (plus pour lui même que pour Lou en fin de compte) lui avait comme infligé un coup de massue, il n'était pas stable psychologiquement, moins à cause de la folie qu'à cause de l'artefact autour de son cou. Il venait de prendre conscience qu'il aurait détesté ce qu'il était devenu...Mais il s'en fichait, il n'était plus celui d'avant. Personne ne lui en donnait l'occasion.

-J'ai entendu dire...Que sans le mal, le bien ne peut exister. J'équilibre ce monde, mais vous voulez mettre fin à mes jours. Qui vous dit...Oui, qui peut affirmer que je suis si maléfique que ça, je baisse ma consommation d'âmes pures, dans l'espoir d'avoir la paix. Et vous me traquez. Encore, et encore. Laissez moi la paix ! Qui a commencé aujourd'hui ? Qui a voulu outrepasser les termes que j'imposais ? Je vous ai donné une âme, vous en avez pris trois. Puis, vous parlez de...De...D'elle...

Sa voix, même si ce n'était pas vraiment logique vu qu'il commençait finalement à s'énerver, restait calme, posée. L'expression de son œil était de nouveau neutre et froide.

-Pour ma survie, et la sienne, car je tiens à elle et tu l'as compris, je dois vous tuer...Sinon, "Il" le fera, et "Il" le fera pour moi, et pour l'instant, je ne peux "Le" contrer.

Il effleura le manche d'Amaya de sa main, sans réelle conviction. Allaient-elles continuer ? Si oui, elles mourraient, point final.
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Pas si seul qu'on pourrait le croire [Pv : Le travelo et ses armes ]

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